Avec Marie, trouvons du souffle pour la reprise

Avec Marie, trouvons du souffle pour la reprise

Les vacances de printemps s’achèvent et, avec elles, le calme relatif de nos rues rémoises. Pour beaucoup d’entre vous — écoliers, collégiens, lycéens, mais aussi pour vous, aînés, qui avez souvent été au service des petits-enfants ces dernières semaines — cette période marque le retour au rythme habituel. Dans ce tourbillon de la reprise, l’Église nous offre une respiration : l’entrée dans le mois de Marie.

Plutôt que d’ajouter une ligne de plus à nos agendas, ce mois de mai nous invite à une autre posture. La liturgie nous place au Cénacle, entre la joie de Pâques et l’attente de la Pentecôte. Les Actes des Apôtres nous disent qu’ils étaient là, « d’un même cœur, assidus à la prière, avec Marie » (Ac 1, 14). Marie n’est pas en dehors du monde ; elle est au milieu des disciples qui, eux aussi, doivent apprendre à reprendre la route après les événements bouleversants de la Passion.

Dans nos vies parfois essoufflées, Marie se propose comme un « refuge de proximité ». Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi soulignait récemment cette mission maternelle (Fiducia Supplicans) : « Marie ne pose pas de conditions, elle accueille le don de Dieu ».

Par cette expression, le texte nous rappelle que Marie ne s’arrête pas à nos mérites ou à nos capacités ; elle regarde avant tout ce que Dieu veut donner à chaque personne à travers elle. Elle est ce refuge où l’on peut arriver tel que l’on est aujourd’hui : préoccupé par l’actualité internationale, fatigué par les tâches quotidiennes, inquiet pour un proche ou simplement débordé par la reprise. Elle est proche de nous parce qu’elle se fait le canal de la tendresse que Dieu veut nous offrir, sans barrière ni délai.

En nous tournant vers Marie, nous ne fuyons pas nos responsabilités quotidiennes, nous les confions. Nous lui demandons de transformer notre agitation en une attente confiante de l’Esprit Saint.

Bonne reprise à tous, sous le regard de celle qui, au cœur du quotidien, savait toujours garder une place pour le Souffle de Dieu.

Père Pierre +