Edito – Humilité, chemin de pardon et fraternité : notre chemin de Carême

Edito – Humilité, chemin de pardon et fraternité : notre chemin de Carême

Dimanches 21 et 28 février 2021

Humilité, chemin de pardon et fraternité :
notre chemin de Carême

Le Carême s’ouvre avec le mercredi des Cendres. Cette célébration nous a permis d’entrer dans ce nouveau temps liturgique par la petite porte de l’humilité. “Nous avons baissé la tête pour recevoir les cendres”, parce que le Carême est une “descente humble au-dedans de nous-mêmes et vers les autres” sur la “voie de l’humilité“, a affirmé le pape François lors de son homélie du mercredi des Cendres. “Le Salut n’est pas une escalade pour la gloire, mais un abaissement par amour“, a-t-il souligné. Le mercredi des Cendres rappelle que l’homme est poussière, mais que “sur notre poussière, Dieu a soufflé son Esprit de vie”, a affirmé le pape François. Il s’agit de ne pas accorder trop d’importance à ce qui passe, à ce qui est poussière, mais à redécouvrir “le feu de la louange, qui brûle les cendres de la lamentation et de la résignation”.

Cette route du Carême peut paraître exigeante, mais nous ne sommes pas seuls. Et si l’homme chute souvent, il peut revenir à Dieu, tel le fils prodigue. “C’est le pardon du Père qui nous remet toujours debout“, a expliqué le pape. Il a invité à cette occasion les confesseurs à “être comme des pères” : “ne fouettez pas, embrassez !”.

Retourner vers Jésus, c’est aussi faire comme le lépreux de l’Évangile qui demande à être sauvé, a expliqué l’évêque de Rome. L’homme a besoin de “la guérison de Jésus” et ne doit pas hésiter à “mettre devant lui [ses] blessures” et lui demander : “Guéris mon cœur !”

Nous pouvons garder ces trois mots pour notre chemin de Carême : humilité, chemin de pardon et fraternité. Le Seigneur veut nous aider à accueillir la vie en abondance, une vie d’amour qui est donnée et partagée. Comme il serait beau que d’autres découvrent l’amour inconditionnel de Dieu pour eux. Mais c’est aussi reconnaître que nous ne sommes pas le centre du monde : vivre dans l’humilité, que nous pouvons nous tromper : alors nous devons prendre le chemin du pardon, et que “nous sommes tous liés” : c’est le sens de la fraternité, les conférences de notre archevêque nous aideront à méditer cela.

Regardons ce que nous avons à faire pour ce Carême ou plutôt ce que nous devons laisser, ce à quoi nous devons renoncer, ce qui doit être réduit en cendres pour laisser le Seigneur briller en nous.

“Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l‘évangile.” Mc 1, 15

Père Thibaut

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Mercredi des Cendres 17 février 2021

Vivre le Carême en paroisse

Chouette le carême ! Je dis chouette, parce que c’est une chance de nous rapprocher de Dieu et une autre chance de nous laisser approcher par Dieu ! C’est une chance pour nous désencombrer des choses inutiles et pour revenir à ce qui fait l’essentiel de notre vie. Le carême, c’est 40 jours d’amour, 40 jours capitaux pour préparer Pâques et nous convertir !

Cette entrée en carême s’est ritualisée par cette tradition des cendres. Cette cendre, elle symbolise la pulvérisation du péché ! On réduit en poudre, le bois sec, le bois mort, infécond. Et on exprime ainsi notre volonté de brûler notre mauvaise vie ! « Convertissez-vous, le royaume de Dieu est tout proche » disait Jésus, à la suite de son cousin Jean-Baptiste qui prêchait la conversion du cœur !

Vivre le carême n’est ni une guerre contre le chocolat, ni un défi à relever ou à réussir ! Chaque chrétien est invité à choisir un lieu de conversion (un « effort de carême ») dans l’intimité de son cœur. Inutile de s’en vanter. Vouloir tout révolutionner dans sa vie et prendre de nombreux engagements est peu réaliste. Pour s’aider, la technique « S.M.A.R.T » peut s’avérer pertinente à appliquer. Il s’agit de choisir de vivre un effort qui soit « spécifique, mesurable, atteignable, réaliste, temporel ». C’est sans doute le meilleur moyen de choisir un petit effort tout simple pour le « Bien-Aimé » à partir de mercredi prochain et de le tenir jusqu’à la fin du carême… voire plus longtemps si affinité.

Si l’Eglise a choisi de proposer ce temps de préparation avant Pâques, ce n’est pas pour que chacun se referme sur lui-même ! Au contraire, il s’agit d’un temps vécu collectivement. Nous devons nous stimuler les uns les autres dans cette belle course à faire le bien.

Cette année, nous vous proposons de vivre davantage l’équilibre dans les « 5 essentiels ». Une action pour chaque essentiel nous permettra de grandir vers une maturité spirituelle et d’imiter concrètement Jésus. Par exemple, les conférences des vendredis de carême données dans notre église par notre archevêque sur la vie fraternelle sont autant d’occasion de faire grandir en nous la formation, le service et la vie fraternelle.

Il est bon, en ces temps difficiles de pandémie, de prendre plus soin les uns des autres. Les personnes de notre Espace Missionnaire en ont tous tellement besoin : présence, attention, joie, paix, unité, réconfort, pardon, bienveillance et délicatesse… Tout cela est donc à privilégier comme autant d’occasions pour nous encourager à nous rapprocher de Dieu. C’est d’autant plus vrai que le carême vise aussi à porter dans la prière les catéchumènes de notre paroisse qui seront baptisés la nuit de Pâques.

A nous de vivre ces petits dons et renoncements pour mieux retrouver le Christ et de trouver des résolutions personnelles, adaptées, mesurables, réalistes et réalisables.

Stimulons-nous pour vivre le carême comme un beau temps pour préparer nos cœurs à la joie pascale, laissons-nous guider par l’Esprit !

Bon carême à chacun de nous !

Stephan+