Edito – Prenons le temps de la relecture

Edito – Prenons le temps de la relecture

Dimanche 20 juin 2021

Prenons le temps de la relecture

Ça sent la fin ! Fin des cours et séries d’examens, préparatifs estivaux, dernières réunions de… Nous vivons beaucoup de relectures et nous cueillons de magnifiques fruits. Ça sent bien la fin d’année !
Une de plus. Et après, recommence-t-on à l’identique ?

Mais auparavant, suis-je content de cette année, si particulière avec ce second confinement, suis-je content de mes activités, de moi ? Quels seront mes choix prochains ? L’avenir est à ceux qui se lèvent tôt, ou du moins qui le préparent de loin.
A cette fin, un peu de réflexion n’est pas de trop, ni l’honnêteté d’un bilan. Ai-je orienté mes choix vers le Bien, vers autrui, vers Dieu ou me suis-je replié sur moi-même ? Ai-je construit ou me suis-je simplement diverti ?  

Prenons le temps de réfléchir, d’évaluer, de trier et finalement de choisir. Pour cela, j’ai besoin d’intelligence, de conseil, de force, ces dons du Saint Esprit. Le courage ne sera pas de trop car choisir est aussi renoncer à d’autres possibles, accepter de ne pas être partout, sur tous les fronts. En même temps, quelle chance !

Combien de par leur âge ou condition − trop jeunes ou trop âgés, trop fragiles – ont moins de possibilités ouvertes devant eux. Finalement, ma vie est-elle un butinage de micro-actions, un papillonnage affectif, une culture du moi, de mon bien-être, ou bien un apprentissage par le réel du don de soi, de moi ? Ma vie est-elle autocentrée et dispersée, ou bien s’unifie-t-elle progressivement en Christ qui m’appelle à lui en même temps qu’il forme en moi le serviteur ? Beaucoup de paroissiens ont servi notre espace missionnaire cette année et ont unifié leur vie en Jésus.

C’est tellement beau de le constater et de rendre grâce pour cela !

C’est le pape Benoît XVI qui disait : « Le dynamisme de l’être humain se réalise en sortant de soi ; ce n’est qu’en Dieu que nous nous trouvons nous-mêmes, que nous nous trouvons en totalité et en plénitude. »

En cela nous rendons grâce !

Prenons ce temps d’une pause pour faire le point, de nous arrêter pour prier et réfléchir pour mieux repartir vers l’Essentiel, pour déjà préparer nos choix pour la rentrée.

 Stephan+

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Dimanche 13 juin 2021

Ce n’est qu’un aurevoir !

Le Seigneur m’appelle vers d’autres rivages !

Après m’avoir envoyée en mission à Lyon, Paris, La Réunion, Sophia Antipolis, La Martinique, Reims par la voix de la Communauté du Chemin Neuf, le Seigneur m’appelle à reprendre mon bâton de pèlerine missionnaire pour m’emmener vers d’autres contrées, plus à l’Est de la France !

A partir de septembre, je serai chargée de poursuivre la fondation de la Communauté dans la vaste région du Nord Est (Nancy, Metz, Colmar, Strasbourg…) : j’habiterai le foyer d’étudiants de l’Assomption à Nancy, confié à la Communauté par les sœurs de la Sainte-Doctrine.

Je pars en bénissant le Seigneur, comme Marie qui chante son Magnificat ou Syméon qui loue car j’ai vu la Gloire de Dieu à Reims (Luc 1) ! Je le bénis pour chacun de vous qui m’a accueillie et m’a fait confiance !

A Reims, j’ai été témoin de nombreux retours au Seigneur par les Parcours croissance (Alpha, En Chemin vers l’essentiel, Parcours Disciples) ; j’ai pu observer de nombreuses guérisons intérieures parfois même physiques en pratiquant le parcours Délié ; j’ai vu des couples fortifiés ou remis debout par les Parcours Cana ; j’ai été profondément émue par la compassion et les questions de notre petit groupe de soignants sur le front du COVID ; ainsi que par tous ceux qui cherchent à voir le signe du Seigneur dans leur vie professionnelle en faisant le parcours Nicodème.

J’ai souvent été touchée par votre désir, petits enfants en préparation de première communion, et travaillée par l’urgence de vous donner accès à Dieu d’une manière toute simple ; j’ai été bouleversée par votre foi et votre confiance, vous tous qui m’avez sollicitée pour que je vous écoute en profondeur ! J’ai vraiment pris plaisir à vous faire découvrir la Bible, vous tous qui aviez la passion d’entrer dans son univers parce que vous vouliez mieux connaitre qui est le Seigneur !

Autant de petites perles venant de vous qui m’ont enseignée, qui ont nourri ma foi, augmenté mon humanité et me font grandir aujourd’hui dans l’espérance que le Seigneur va encore faire des merveilles là où il m’entraine ! Je verrai à nouveau sa gloire, c’est sûr !

Un grand merci à vous tous qui m’avez accueillie dans la vigne de votre vie ! Je vous garde dans mon cœur, sûre que toutes relations construites au nom du Seigneur demeurent éternellement présentes en Lui ! C’est l’expérience que je fais toujours dans tous les lieux où je suis passée !

Nous serons voisins ! N’hésitez pas à « passer par la Lorraine » ; je vous accueillerai avec joie ! Merci de me donner des contacts si vous en avez! Je me confie à votre prière et vous garde dans la mienne !

D’ici là, nous pouvons prendre le temps de nous dire au revoir le samedi 26 juin autour d’un verre de l’amitié ou d’un repas apporté par chacun à partir de 18h dans le jardin du presbytère de Saint-André !

Alors, à très bientôt !

Sœur Marie-Noëlle

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Dimanche 6 juin 2021

Désirons être en relation intime avec Jésus !

C’est toujours une grande joie pour un prêtre de donner pour la première fois Jésus à un jeune.

C’est beau, une première communion : la pureté du cœur, le désir de recevoir Jésus qui habite l’âme de ses enfants, sont pour nous une leçon.

Chers parents, chères familles, chers amis… il n’est jamais trop tard pour demander cette grâce de l’innocence. Jamais trop tard pour demander cette grâce du recueillement. Pour beaucoup, nous communions depuis longtemps. La première communion de ces jeunes peut être pour nous l’occasion de faire le point de nos âmes. L’occasion de nous rendre compte que nous nous sommes peut-être un peu trop habitués à communier. Alors c’est le moment de demander à Dieu de faire fondre nos cœurs d’adultes pour que nous retrouvions l’esprit d’enfance, qui est aussi esprit d’émerveillement et d’admiration devant l’amour de Dieu.

Il est bon de retrouver en nous ce rêve fondamental, ce désir premier qui touche l’âme au moment même où l’âge de raison arrive, et qui ne doit jamais la quitter : le désir d’être en relation intime avec Jésus.

Merci pour votre présence !

Nous comptons aussi sur vous pour continuer ce que Dieu a commencé dans le cœur de chaque enfant. 

P. Stephan+

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Dimanche 30 mai 2021

Bonne fête aux mamans !

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.” (Ex 20, 12)

Dans les paroles que le Seigneur donne pour son peuple à la montagne sainte, l’Horeb, cette demande arrive après celles sur la reconnaissance du Dieu unique à qui nous devons rendre un culte et à Lui seul. Honorer signifie donner des marques de respect, d’estime. La première personne à honorer est donc Dieu lui même. Et si nous devons honorer nos parents, ce n’est pas parce qu’ils remplacent Dieu mais c’est parce qu’eux même reçoivent tout de Dieu et qu’ils nous le transmettent. On peut avoir des paroles directes pour la personne à honorer et on peut aussi par sa vie faire honneur à ceux-là même qui nous la donne.

Aujourd’hui nous fêtons les mères, fête instituée au début du XXème siècle d’abord pour encourager la natalité puis après guerre en reconnaissance pour ces mères qui ont perdu un fils. Maintenant il s’agit d’honorer sa mère, puis en juin son père, par un geste de reconnaissance et une parole de remerciement. Cette fête a souvent une dimension trop commerciale, mais nous pouvons la réinvestir afin d’en faire une action de grâce. Car la famille est d’abord le lieu de la transmission de la vie dans une dimension d’amour, avec les limites de chacun. Si la famille est aussi le lieu de blessures, elle est souvent le lieu d’apprentissage de la beauté de la vie et de la croissance dans la confiance et l’amour. Et la mère de famille a une place particulière et essentielle.

Le 31 mai, l’Eglise fête la Visitation où deux mères, Elisabeth et Marie, se retrouvent et se bénissent mutuellement pour leurs enfants, qui sont un don de Dieu.

Pour que les enfants bénissent leur parents, il faut d’abord que les parents rendent grâce pour le cadeau que sont leurs enfants, et ce à tous les âges. La joie de la rencontre de ses deux mères nous invite aussi à la joie pour le don de la vie, en reconnaissant ce qui nous vient de nos parents et ce qui nous vient de Dieu.

Honorons nos parents, honorons Dieu qui est la source de toute vie, honorons Marie et Elisabeth qui ont su se réjouir de l’action de Dieu dans leur maternité.

Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! » (Lc , 41-49)

Père Thibaut

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Dimanche 23 mai 2021 – Pentecôte

« Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint… »

Nous pouvons à peine imaginer le changement qui s’est produit lors de la Pentecôte !
Pour nous en donner au moins une petite idée, le texte des Actes des Apôtres parle de tempête et de feu. Un vent violent est entendu par beaucoup de gens, on voit des langues de feu flotter au-dessus de chacun des disciples. Puis les portes s’ouvrent. Des gens, jusque-là timides, se mettent à parler avec assurance, de grandes foules sont touchées par leurs paroles et des personnes se font baptiser.

Comment pouvons-nous être partie prenante de la Pentecôte ? Aimerions-nous vivre, aujourd’hui, quelque chose de semblable : une force « transformante », des langues de feu, des portes et des cœurs qui s’ouvrent et se convertissent parmi les personnes de notre espace missionnaire et de la ville de Reims ?

Jeudi soir, ceux qui ont reçu le baptême dans l’Esprit Saint ont vécu une petite pentecôte en eux. C’est magnifique !

Probablement que nous aimerions vivre une telle expérience, mais en même temps, nous avons peur. Et nous ne savons pas comment susciter une nouvelle effusion de l’Esprit. Nous voulons être transformés, nous voulons transformer le monde, mais nous sommes si faibles et si limités.

Comment pouvons-nous donc revivre et célébrer la Pentecôte aujourd’hui ? Nous devons d’abord reconnaître que c’est uniquement comme un don que l’Esprit de Dieu peut venir à nous. Cela signifie que cet événement est tout à fait hors de notre contrôle : « Le vent souffle où il veut » dit saint Jean quand il parle de l’Esprit. Nous ne pouvons pas contrôler Dieu. Au contraire, nous devons permettre à Dieu de « prendre le contrôle » de notre vie. Il y aurait beaucoup à apprendre de ceci… En effet, nous sommes souvent sous la mouvance d’autres influences : nos propres humeurs, la pression des gens qui nous entourent… Mais l’Esprit a besoin de liberté pour pouvoir agir en nous. Alors donnons-lui notre vie. Offrons à Dieu ce que nous sommes, ce que nous pensons, souhaitons, afin qu’Il vienne, par cette force de son Esprit Saint, nous transformer de l’intérieur pour ressembler davantage à son fils Jésus. Restons ouverts et obéissants pour qu’Il nous soit donné.

Stephan+

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Dimanche 16 mai 2021

L’Unité, fruit de l’Esprit Saint

Après l’Ascension, le départ du Christ, commence le temps de l’Eglise, une Eglise qui se cherche, qui fait des essais, qui semble parfois emportée par les flots en furie. Fort heureusement, l’Esprit Saint est capable de la conduire, de lui montrer le chemin, de l’accompagner par sa présence concrète et discrète. Devant le choix du remplaçant de Judas, l’Esprit montre Mathias qui sera associé au nombre des apôtres.

Saint Jean nous rappelle que grâce à l’Esprit nous découvrons la loi de l’Amour, qui nous rend demeure de Dieu dans ce monde, cet amour qui dimanche dernier avait été proclamé comme loi essentielle du nouveau peuple de Dieu.  Après l’Ascension, en attendant le don de l’Esprit, l’Eglise a le temps de réfléchir sur sa vie et son histoire. Il est vrai que son fondateur, c’est Jésus, le Fils de Dieu mort et ressuscité, mais il est aussi vrai qu’elle est composée par des hommes, pétrie d’hommes et de femmes avec plein de défauts, souvent incapables de dialogue, de compréhension, pleins de rivalités, peu disposés à l’unité. C’est pour cela, que la prière de Jésus est émouvante, une prière adressée au Père, en faveur de ses disciples, une prière insistante pour que l’unité se réalise.  

En regardant les deux mille ans qui se sont écoulés, nous comprenons bien comment la prière de Jésus était nécessaire. Combien de division au long de l’histoire de notre Eglise ? Combien de faux pas que ses disciples ont vécu à la recherche du pouvoir, du prestige ? Combien d’infidélités au-dedans et au dehors ? L’Eglise est faite de pécheurs qui sont en marche vers la sainteté.

Il prie longuement, il promet l’Esprit, il demande à son Père de garder ses disciples dans l’unité. Il montre sa loi divine du commandement nouveau, celui de l’amour. L’unité est un aspect de l’amour, une explicitation du commandement nouveau. L’unité le rend visible, l’actualise. Le mystère de l’unité est déjà décliné dans la théologie du mariage, lorsque les deux personnes ne sont plus deux mais un seul être. Ici, cette unité se réalise entre les membres de l’Eglise, dans un sens spirituel.  L’unité, c’est entrer dans le mystère de la Trinité, car Jésus nous donne le modèle : comme lui et le Père sont un, ainsi ses disciples doivent être un.  L’unité est la perfection de l’amour, car cette unité fait tomber les barrières que souvent nous dressons pour nous défendre ou bien pour primer sur les autres. L’unité est le fruit de l’Esprit Saint par excellence. En attendant la Pentecôte, demandons le don de l’unité, demandons à l’Esprit de la construire dans notre Eglise locale, dans notre Espace Missionnaire, dans nos familles. 

Que l’unité soit parfaite !

Stephan+

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Jeudi 13 mai 2021 – Ascension

De l’Ascension à la Pentecôte

Durant 50 jours, le temps pascal nous a permis de vivre la résurrection du Christ et d’être ainsi renouvelés dans notre être de chrétien, notre être de ressuscité ! Le temps pascal se “clôture” (il s’agit bien plutôt d’une «ouverture» sur le monde entier) par la belle fête de la Pentecôte qui nous permet de recevoir l’Esprit Saint et d’être reconstitués comme des êtres spirituels. Mais, plus encore, à chaque Pentecôte les chrétiens sont établis comme témoins au milieu du monde, témoins de la présence du Christ ressuscité et du Salut offert à tout homme dans l’Église.

Nous serons plus que jamais constitués et établis comme missionnaires au jour de la Pentecôte. Aussi, nous sommes invités à entrer dans ce mouvement même de la mission que l’Esprit fait vivre à l’Église. Jésus, durant toute sa vie terrestre, a été poussé par l’Esprit dans son apostolat quotidien.

Pour vivre à plein cette magnifique fête de la Pentecôte, l’Église propose de s’y préparer pendant 9 jours. En effet, la durée qui sépare la fête de l’Ascension de celle de la Pentecôte permet à chacun de vivre une « neuvaine préparatoire » en priant quotidiennement l’Esprit-Saint pour qu’il nous aide à ouvrir nos cœurs. Pour cela, il nous est donné de prier avec cette invocation à l’Esprit Saint du Veni Sancte Spiritus (la séquence liturgique du jour de la Pentecôte). Outre sa dimension d’appel au Don de Dieu, cette prière permet de découvrir ce que l’Esprit Saint peut accomplir dans nos cœurs et celui de nos frères.

Puissions-nous entrer véritablement dans une Pentecôte personnelle, une Pentecôte pour notre Espace Missionnaire, pour tous ceux qui seront baptisés dans l’Esprit Saint au sein du parcours Alpha, et dans cette belle proposition du diocèse à laquelle une 40taine de nos paroissiens participent. Nous prions notamment pour eux !

Voici donc cette prière à l’Esprit Saint que nous pouvons répéter tous les jours pendant cette neuvaine «Veni Sancte Spiritus» :
« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur dans les pleurs, le réconfort.
Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.
À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen ».

Stephan+

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Dimanche 2 mai 2021

Les Orthodoxes célèbrent Pâques !

Ce dimanche 2 mai nos frères orthodoxes célèbrent Pâques, car depuis de nombreux siècles nous n’avons plus le même calendrier entre chrétiens d’Orient et d’Occident.

Voici une explication de ce jour par un prêtre orthodoxe :

Le Saint et Grand Dimanche de Pâques, nous célébrons la vivifiante Résurrection de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ. La Résurrection du Christ est solennellement proclamée pendant les matines du dimanche de Pâques. Cet office a lieu, soit le dimanche matin, très tôt, soit vers le milieu de la nuit du samedi au dimanche. Quelques prières sont lues. Puis le célébrant apparaît aux portes royales de l’iconostase. Il tient en main un cierge allumé. Le chœur chante : “Venez, prenez de la lumière à la lumière sans soir et glorifiez le Christ ressuscité des morts“. Une fois de plus, l’Église d’Orient nous représente le mystère chrétien comme un mystère de lumière ; cette lumière, dont l’étoile de Bethléem indiquait la naissance, a brillé parmi nous avec une clarté croissante ; les ténèbres du Golgotha n’ont pu l’éteindre ; elle reparaît maintenant parmi nous, et tous les cierges que les fidèles tiennent en main et qu’ils allument maintenant proclament son triomphe.

Une procession se forme. Elle sort du sanctuaire. Elle s’arrête hors de l’église, devant la porte. Souvent – mais cette coutume n’est pas universelle – on lit alors l’évangile de la Résurrection selon saint Marc (16, 1-8). Puis on chante le grande antienne triomphale de Pâques : “Christ est ressuscité des morts. Par sa mort, vainqueur de la mort, aux morts il a donné la vie “.

Les fidèles s’embrassent les uns les autres. Ils se saluent en disant : ” Le Christ est ressuscité “, à quoi l’on répond : ” En vérité il est ressuscité “.

Les matines sont suivies par la liturgie de Saint Jean Chrysostome, liturgie eucharistique traditionnelle. L’épître, qui consiste dans les premiers versets des Actes des Apôtres (1, 1-8), mentionne le fait de la Résurrection : “C’est aux Apôtres qu’avec de nombreuses preuves, il s’était montré vivant après sa passion. Pendant quarante jours, il leur était apparu et les avait entretenu du Royaume de Dieu“. On trouvera peut-être étrange que l’évangile ne soit pas un des récits de la Résurrection. L’Église, en cette fête de Pâques, nous fait entendre le début de l’évangile selon Saint jean : «Au commencement était le Verbe…» Le verset, “Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas connue” ne signifie pas que les ténèbres n’ont pas accepté et reçu la lumière, mais plutôt que les ténèbres ont été impuissantes à maîtriser et à éteindre la lumière, cette lumière dont nous voyons aujourd’hui le triomphe. À la fin de la liturgie, le célébrant lit la très belle homélie de Saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques :

Le Christ est ressuscité,
et la mort est terrassée.
Le Christ est ressuscité,
et les démons sont tombés.
Le Christ est ressuscité,
et les Anges sont dans la joie.
Le Christ est ressuscité,
et voici que règne la vie.
Le Christ est ressuscité,
et il n’est plus de mort au tombeau.
Car le Christ est ressuscité des morts,
prémices de ceux qui se sont endormis.
À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles.
Amen.

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Dimanche 18 avril 2021

La bibliothèque de livres spirituels s’ouvre à tous !

Fin 2019, une bibliothèque a vu le jour dans le narthex de l’église Saint-André.
Le but n’est pas qu’esthétique, il est aussi et surtout spirituel. Cette bibliothèque s’est remplie peu à peu de livres spirituels, et il est temps maintenant de la faire vivre ! Uniquement avec de bons livres !
Elle sera inaugurée le 9 mai prochain.
D’ici là, vous pouvez encore acheter, par exemple à la Procure, et offrir à la paroisse, le livre spirituel qui vous a le plus touché ! Vous y inscrivez à la première page votre nom et n° de téléphone. Ainsi, ceux et celles qui l’emprunteront pourront vous envoyer un texto ou vous appeler pour partager leurs impressions.

C’est un beau cadeau à nous faire les uns aux autres, qui nous aidera à grandir dans notre vie spirituelle à travers la lecture. Vous pourrez déposer votre livre dans la bibliothèque avant le 9 mai, et compléter le cahier prévu à cet effet.
Merci par avance pour tout ce que vous ferez dans cette optique-là !

Pour que le livre de spiritualité porte du fruit, fasse grandir notre âme et nous permette d’être davantage unis à Dieu :

Se mettre au calme.
Mieux vaut ne pas lire dans le métro.

Les livres de spiritualité ne sont pas des romans ! 
Ces livres ne sont pas pour autant réservés à une élite intellectuelle.
On lit beaucoup plus facilement qu’on ne peut l’imaginer.

Insérer si possible la lecture dans un temps de prière.
Demandons d’abord à l’Esprit Saint de nous rendre attentif, d’éclairer notre intelligence et d’ouvrir notre cœur.

Faisons suivre la lecture d’un temps de méditation silencieuse, voire d’une oraison.
Le livre de spiritualité nous permet de rencontrer autre chose, nous-même, un Autre.
Cet espace de liberté nous met à part, en communion avec le monde  et avec l’Église.

Prendre son temps.
L’important n’est pas de lire le plus possible, mais de laisser la pensée de l’auteur cheminer en nous.
Le livre n’est pas efficace, il conduit à l’essentiel.  On peut l’arrêter et le reprendre.

Il y a une grande liberté dans la lecture. On peut lire 10 pages et réfléchir pendant 3 jours si besoin.

Accepter de se laisser enseigner.
Ne pas lire avec des idées toutes faites, le livre est une pédagogie.

Tâcher de « faire passer dans sa vie ce que l’on a lu et appris ».
Remercions Dieu après la lecture.

Pour nourrir sa vie spirituelle, il ne s’agit pas de tout lire, mais de se laisser guider par des ouvrages et des auteurs éprouvés.

Stephan+

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Dimanche 11 avril 2021

Allez et annoncez l’Evangile à toutes les nations !

Alors que nous sortons de ces belles célébrations de Pâques, nous voici dans un nouveau temps où nous nous préparons à l’accueil de l’Esprit Saint dans quelques semaines, à la Pentecôte.

Un nouveau parcours vient d’être lancé sur le diocèse, et plus d’une centaine de personnes le suit pour se préparer au baptême dans l’Esprit Saint, ce moment où chacun donne sa vie à Jésus et désire vivre davantage des fruits de l’Esprit Saint. Parmi ceux-ci, il y a celui de pouvoir simplement rendre compte de l’espérance qui nous habite, de la joie d’avoir une relation personnelle et intime avec Jésus.

Il est bon de pouvoir mettre des mots sur notre foi, de pouvoir en témoigner, d’évangéliser. Attention, ne perdons pas le sens de ce mot « évangélisation ». « Évangéliser » signifie « porter l’Évangile, la Bonne Nouvelle » qu’est Jésus-Christ. Ce dernier, en quittant le monde, a dit à ses apôtres, et à nous tous: « Allez et annoncez l’Évangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Dieu a voulu l’Église pour qu’elle manifeste à l’homme, et aussi à l’homme d’aujourd’hui, que Dieu veut l’aime et veut le sauver.

Il ne s’agit pas ici de « défendre une idéologie, ou de vendre un produit, ni de prosélytisme, mais de sauver l’homme en lui apprenant le chemin de l’amour tel que le Christ l’a montré par sa parole et par sa vie ».

L’Église n’existe que pour évangéliser. Ce n’est pas parce qu’il y a une Église que la mission existe. C’est à cause de la mission que l’Église a été instituée. L’Église n’a pas été fondée d’abord pour le « confort » des chrétiens, mais pour annoncer l’Évangile à tous les hommes. Si elle cessait de le faire, ce ne serait plus l’Église telle que le Christ l’a voulue ! C’est grâce à la mission que l’Église reste vivante. Saint Jean-Paul II a écrit que la mission témoigne de la maturité de la foi. Là où la foi est vivante, la mission aussi est vivante !

Alors, ensemble, ayons ce souci missionnaire dont le besoin est extrême aujourd’hui, et posons-nous ces questions : comment pouvons-nous nous mettre au service de cette annonce de la Bonne Nouvelle. Quelles initiatives de prière, de mission, de charité pouvons-nous mettre davantage en place en paroisse ?

Que l’Esprit Saint fasse sauter les barrières de nos peurs et nous inspire l’action concrète !

Stephan+

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Dimanche 4 avril 2021

Christ est ressuscité!

Il est vraiment ressuscité !

Alléluia !

 

 

 

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Dimanche 28 mars 2021

Je connais Jésus, je voudrais te le faire connaître !

Le carême touche à sa fin. Nous l’avons vécu en mettant l’accent sur les 5 essentiels. Des belles  propositions  nous ont aidés à vivre ce temps de conversion à grandir dans la prière, la fraternité et  le service pour davantage  nous configurer au Christ.

La pandémie est toujours présente avec son lot de souffrances.  Qui ne s’est pas dit à un moment ou à un autre que « sans Jésus  ma vie n’aurait pas de sens ». Ce chemin vers Pâques, aura pu faire prendre plus  conscience à chacun de ce cadeau de la foi qu’il porte et du désir de le partager et d’en témoigner.

La  fraternité missionnaire diocésaine, le curé de la cathédrale, l’équipe pastorale locale et Matthieu Cossiez vous invitent à un évènement missionnaire dans et autour de la cathédrale de Reims le Samedi Saint (3 avril). Le thème retenu « De la Mort à la Vie » permettra d’aborder les visiteurs dans la cathédrale et les passants aux alentours et  dans le centre-ville pour un échange,  pour annoncer Pâques et pour les inviter aux différentes démarches, temps de louange, de témoignages et prières dans la cathédrale.

Pour 1h ou tout l’après-midi, dans la rue ou au service des démarches dans la cathédrale chacun est le bienvenu. Ce temps de mission est l’occasion de montrer que l’Eglise est en sortie et sera certainement porteur de belles rencontres. Le pape François nous encourage : « la mission est un contact humain, elle est le témoignage d’hommes et de femmes qui disent à leur compagnon de voyage : je connais Jésus, je voudrais te le faire connaître » (Sans Jésus nous ne pouvons rien faire ).

En vivant  cette mission au cœur  de Pâques nous sommes appelés avec Jésus à passer de la mort à la Vie : à mourir à nos peurs, nos doutes, nos incapacités  pour revivre avec Jésus dans la foi et l’espérance.

Rendez-vous samedi prochain à 14h dans la cathédrale pour annoncer ensemble la résurrection de notre Seigneur.

Pour un service dans la cathédrale, vous pouvez contacter Matthieu Cossiez (cossiez.matthieu@orange.fr).

Belle semaine sainte à chacun !

Elisabeth et Thierry Mestrallet

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Dimanche 21 mars 2021

Vademecum… Viens avec moi

En cette cinquième semaine de carême, Jésus me dit : « Viens avec moi ! » Nous l’entendons ce dimanche, « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ». Comment le suivre en pratique ? Pour cela j’ai besoin de lui, sans lui je ne peux rien faire de bon, je me replie sur moi-même au lieu de m’ouvrir à l’autre. Alors moi aussi je lui demande : « Viens avec moi !»

Avant de vivre la Passion, Jésus prie son Père, pour tous ceux qui croiront en Lui, c’est à dire nous ! « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »(Jn 17,21). Cette unité ne va pas de soi, elle demande de s’y engager, dans nos familles, notre Espace Missionnaire, et aussi dans la famille des églises chrétiennes. Il s’agit de « garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. » (Ep 4,3). L’enjeu est de taille : que le monde croie.

Vademecum… Un document, publié le 4 décembre dernier par le Conseil Pontifical pour l’Unité des Chrétiens est passé relativement inaperçu…

C’est le « vademecum œcuménique ». Il s’adresse aux évêques mais aussi à tous les catholiques ; « c’est une sorte de boussole sur le chemin de l’unité ». C’est un document concret, facile à lire, qui explique bien la démarche œcuménique de l’Église catholique, et décrit quelles initiatives peuvent être entreprises pour «marcher ensemble, prier ensemble, travailler ensemble» comme dit le pape François. En partageant notre vie de foi avec d’autres chrétiens, en priant avec et pour eux, et en rendant par nos actes un témoignage commun de notre foi chrétienne, nous grandissons dans l’unité que le Seigneur désire pour son Église.

Concrètement, Vendredi Saint, au temple boulevard Lundy à 16h, nous lirons ensemble, protestants et catholiques, la Passion. Pâques est le fondement de notre foi, partagé par toutes les églises chrétiennes.

Vademecum : « viens avec moi » nous dit Jésus, en nous rapprochant de lui, nous nous rapprocherons les uns des autres, avec l’aide de l’ Esprit Saint.

Jean-Michel Proix

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Dimanches 21 et 28 février 2021

Humilité, chemin de pardon et fraternité :
notre chemin de Carême

Le Carême s’ouvre avec le mercredi des Cendres. Cette célébration nous a permis d’entrer dans ce nouveau temps liturgique par la petite porte de l’humilité. “Nous avons baissé la tête pour recevoir les cendres”, parce que le Carême est une “descente humble au-dedans de nous-mêmes et vers les autres” sur la “voie de l’humilité“, a affirmé le pape François lors de son homélie du mercredi des Cendres. “Le Salut n’est pas une escalade pour la gloire, mais un abaissement par amour“, a-t-il souligné. Le mercredi des Cendres rappelle que l’homme est poussière, mais que “sur notre poussière, Dieu a soufflé son Esprit de vie”, a affirmé le pape François. Il s’agit de ne pas accorder trop d’importance à ce qui passe, à ce qui est poussière, mais à redécouvrir “le feu de la louange, qui brûle les cendres de la lamentation et de la résignation”.

Cette route du Carême peut paraître exigeante, mais nous ne sommes pas seuls. Et si l’homme chute souvent, il peut revenir à Dieu, tel le fils prodigue. “C’est le pardon du Père qui nous remet toujours debout“, a expliqué le pape. Il a invité à cette occasion les confesseurs à “être comme des pères” : “ne fouettez pas, embrassez !”.

Retourner vers Jésus, c’est aussi faire comme le lépreux de l’Évangile qui demande à être sauvé, a expliqué l’évêque de Rome. L’homme a besoin de “la guérison de Jésus” et ne doit pas hésiter à “mettre devant lui [ses] blessures” et lui demander : “Guéris mon cœur !”

Nous pouvons garder ces trois mots pour notre chemin de Carême : humilité, chemin de pardon et fraternité. Le Seigneur veut nous aider à accueillir la vie en abondance, une vie d’amour qui est donnée et partagée. Comme il serait beau que d’autres découvrent l’amour inconditionnel de Dieu pour eux. Mais c’est aussi reconnaître que nous ne sommes pas le centre du monde : vivre dans l’humilité, que nous pouvons nous tromper : alors nous devons prendre le chemin du pardon, et que “nous sommes tous liés” : c’est le sens de la fraternité, les conférences de notre archevêque nous aideront à méditer cela.

Regardons ce que nous avons à faire pour ce Carême ou plutôt ce que nous devons laisser, ce à quoi nous devons renoncer, ce qui doit être réduit en cendres pour laisser le Seigneur briller en nous.

“Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l‘évangile.” Mc 1, 15

Père Thibaut

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Mercredi des Cendres 17 février 2021

Vivre le Carême en paroisse

Chouette le carême ! Je dis chouette, parce que c’est une chance de nous rapprocher de Dieu et une autre chance de nous laisser approcher par Dieu ! C’est une chance pour nous désencombrer des choses inutiles et pour revenir à ce qui fait l’essentiel de notre vie. Le carême, c’est 40 jours d’amour, 40 jours capitaux pour préparer Pâques et nous convertir !

Cette entrée en carême s’est ritualisée par cette tradition des cendres. Cette cendre, elle symbolise la pulvérisation du péché ! On réduit en poudre, le bois sec, le bois mort, infécond. Et on exprime ainsi notre volonté de brûler notre mauvaise vie ! « Convertissez-vous, le royaume de Dieu est tout proche » disait Jésus, à la suite de son cousin Jean-Baptiste qui prêchait la conversion du cœur !

Vivre le carême n’est ni une guerre contre le chocolat, ni un défi à relever ou à réussir ! Chaque chrétien est invité à choisir un lieu de conversion (un « effort de carême ») dans l’intimité de son cœur. Inutile de s’en vanter. Vouloir tout révolutionner dans sa vie et prendre de nombreux engagements est peu réaliste. Pour s’aider, la technique « S.M.A.R.T » peut s’avérer pertinente à appliquer. Il s’agit de choisir de vivre un effort qui soit « spécifique, mesurable, atteignable, réaliste, temporel ». C’est sans doute le meilleur moyen de choisir un petit effort tout simple pour le « Bien-Aimé » à partir de mercredi prochain et de le tenir jusqu’à la fin du carême… voire plus longtemps si affinité.

Si l’Eglise a choisi de proposer ce temps de préparation avant Pâques, ce n’est pas pour que chacun se referme sur lui-même ! Au contraire, il s’agit d’un temps vécu collectivement. Nous devons nous stimuler les uns les autres dans cette belle course à faire le bien.

Cette année, nous vous proposons de vivre davantage l’équilibre dans les « 5 essentiels ». Une action pour chaque essentiel nous permettra de grandir vers une maturité spirituelle et d’imiter concrètement Jésus. Par exemple, les conférences des vendredis de carême données dans notre église par notre archevêque sur la vie fraternelle sont autant d’occasion de faire grandir en nous la formation, le service et la vie fraternelle.

Il est bon, en ces temps difficiles de pandémie, de prendre plus soin les uns des autres. Les personnes de notre Espace Missionnaire en ont tous tellement besoin : présence, attention, joie, paix, unité, réconfort, pardon, bienveillance et délicatesse… Tout cela est donc à privilégier comme autant d’occasions pour nous encourager à nous rapprocher de Dieu. C’est d’autant plus vrai que le carême vise aussi à porter dans la prière les catéchumènes de notre paroisse qui seront baptisés la nuit de Pâques.

A nous de vivre ces petits dons et renoncements pour mieux retrouver le Christ et de trouver des résolutions personnelles, adaptées, mesurables, réalistes et réalisables.

Stimulons-nous pour vivre le carême comme un beau temps pour préparer nos cœurs à la joie pascale, laissons-nous guider par l’Esprit !

Bon carême à chacun de nous !

Stephan+